Carnet de voyage, 106 messages
| Extrait de carnet de voyage, vendredi 22 décembre, Siem Reap, , posté le 2006-12-25 09:29:44
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Siem Reap, LA destination touristique du Cambodge.
Deux inconvénients: les groupes de touristes (ici surtout japonais, mais on retrouve aussi nos habitués français et allemands) et les prix prohibitifs...
Arrivé mercredi en fin d'après-midi, me dirigeant vers le centre de la ville en tuk-tuk (remorque-moto), je me rendais vite compte de la quantité exceptionnelle de touristes dans les rues. Je trouvais une petite guesthouse familiale très sympathique (le guide de voyage ayant a ce moment l'avantage d'indiquer tous les hôtels et guesthouses à éviter, car bien évidemment et intelligemment, tous ceux cités dans le guide ont augmenté judicieusement leurs prix). En me baladant dans les rues et le marché, je m'apercevais que les prix allaient du double au triple par rapport à Phnom Penh, une bonne arnaque pour les touristes venant de Thaïlande et n'ayant aucune idée des prix normalement pratiqués. Il s'avérera que pour le voyageur averti et connaissant quelques mots de khmer, les prix étaient vite divisés par 2, sans presque négocier. |

Le marché. Celui-ci était assez étrange, avec un coté "réservé" aux locaux (denrées quotidiennes) et une partie clairement "réservée" aux touristes avec toutes sortes de souvenirs. Mais c'est les vitrines de bijoux qui m'ont surpris le plus, comme si on rentrait dans des magasins de luxe, des guirlandes lumineuses disposées autour de ces vitrines. Mais celles-ci n'étaient pas allumées; en effet, dans le but d'économiser l'électricité, les vendeuses les allumaient seulement à l'approche d'un client, ce qui donnait un effet assez princier.
Le soir, je me rendais (comme tout le monde) dans la "rue des bars", qui comme son nom l'indique, est remplie de bars, assez classieux mais ou la bière reste bon marché. Je crois qu'en 4 mois de voyage, c'est la plus forte concentration de touristes étrangers que j'ai pu observer. Je passais la soirée avec un australien pathétique qui, après quelques bieres, me répétait que les ancêtres de sa famille étaient des prisonniers de l'Angleterre (comme beaucoup d'australiens en fait) et que du coup, on lui devait le respect et des verres gratuits. Peu convaincu par ses dires sur le fait qu'il avait l'habitude de boire et qu'a Darwin (d'ou il venait), les gens buvaient chaque soir de nombreuses bieres, je ne tardais pas a demander l'addition, mon nouvel "ami" Samuel, futur écrivain (ca promet!) commençant a bafouiller largement et a devenir pénible avec la charmante et souriante serveuse.
Deux bons points ressortirent de cette rencontre:
- je comprenais l'australien bourré
- Samuel paya 2 pichets (2 x 1,5 litre) sans broncher alors que je n'en payais qu'un (merci au serveur pour cela)
Mais venons-en au pourquoi tant de touristes.
Les temples d'Angkor, à parcourir à vélo ou en tuk-tuk pour les flemmards. Je crois que les photos en diront plus que mes écrits.... Je dirai juste que la splendeur de ces nombreuses constructions m'est apparue de plus en plus grande au fur et a mesure de mes 3 jours ici, comme si le fait de s'imprégner des lieux donnait une dimension plus grande à l'endroit.
Il y a probablement une bonne étude comportementale à faire avec les touristes. Par exemple, on peut facilement observer que les personnes seules font largement attention a ne pas déranger les autres (pour les photos entre autres). A l'opposé, les groupes, et tout particulièrement les japonais, débarquent typiquement sans un regard aux autres, stationnent volontiers dans les encadrures de portes et se placent aux endroits les plus photogéniques pour d'interminables séances de photographies. A priori, le nombre fait la force, le bruit et la stupidité (phénomène déjà observé dans d'autres domaines!).
Aussi faut-il essayer d'éviter les groupes (en l'occurrence se rendre aux temples lorsque les conditions sont mauvaises - lumière, chaleur, etc...). D'un autre coté, si on a de la patience et du temps, il peut être très marrant de les observer. Lors de ma deuxième visite d'Angkor Vat, je prenais plaisir à regarder descendre les japonaises effrayées dans les escaliers pentus qui montaient aux tours; il faut dire que ces escaliers sont très très raides, usés et piégeux. Un rapide calcul me donne une pente de plus de 70 degrés. Il est donc plus raisonnable de libérer une main ou deux...
Je me suis également amusé comme un gamin à m'insérer sur les photos de groupe des japonais. "Mais c'est qui cet européen au fond avec son chapeau ridicule?!!!"
Et pourquoi ne pourrait-on pas s'amuser comme un enfant quand on est seul et un peu plus âgé?
Une petite anecdote sur 2 françaises appartenant a un groupe, devant un panneau "Mind your head" ("Attention à votre tête") installé a coté d'une porte basse:
-"Ca doit vouloir dire qu'il faut se protéger la tête. A cause du soleil. Enfin je crois..."
Et sur ce, elle mit son chapeau. Je n'ai pas osé intervenir...
Ces arbres qui s'immiscent dans la pierre, entre les pierres taillées, qui ébranlent la construction humaine, comme si la nature voulait reprendre son du, voulait dévorer le temple. Ces arbres gigantesques aux racines folles, immenses. Et dans cette réunion des éléments, les sculptures se fissurent, se disloquent, souffrent; sur les visages figés, des grimaces de douleur apparaissent...
Quelquefois, les arbres ont tellement fait bouger les structures que ca en devient étonnant de voir celles-ci encore debout.
On peut espérer que, quand l'homme aura disparu, les endroits comme celui-ci se multiplieront, ce qui signifie bien évidemment que la nature aura survécu à l'homme...
Oh. Joyeux Noel! | En bonus, un fichier vidéo: cliquez ici |
| Premieres nouvelles du Cambodge, cambodge, posté le 2006-12-19 13:24:30
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La traversée de la frontière fut plutôt amusante et laborieuse. Premièrement avec une moto à monter a bord et bien sur aucune rampe d'accès, rien que quelques marches et une simple planche de 30cm de largeur... Ensuite, il y a eu les pauses touristiques (intéressantes mais j'avais déjà fait). Notre motard en a profité pour s'apercevoir qu'il avait égaré les clefs du réservoir pendant le chargement. On attendit donc qu'un pécheur les retrouve sur les quais et nous les rapporte. Ensuite "l'organisatrice du passage de la frontière" s'aperçut qu'une famille entière (anglophones, dont un des fils s'occupait en créant des configurations informatiques et des architectures de sites internet...) n'aurait pas du se trouver à bord. En effet, il avait payé pour le bateau rapide et la, on se trouvait sur le bateau lent, sans doute aucun (et ca allait se confirmer...). |

Arrivés a la frontière coté vietnamien, débarquement, et attente de quelques heures pour un nouveau bateau (je suppose qu'on est passé d'un bateau vietnamien a un bateau cambodgien), tandis que la famille anglaise retrouvait le bateau rapide (qui les avait attendus et qui avait donc du se trouver un peu moins rapide).
Puis c'est le tamponnage au poste de frontière cambodgien avant de remonter dans le bateau, qui nous déposera quelques kilomètres avant Phnom Penh, que nous rejoindrons dans un bus pour nains.
Parti à 7h00 le matin, arrivé à 20h00 le soir (je rappelle que Phnom Penh se situe a moins de 100kms de Chau Doc a vol d'oiseau).
Me voila donc a Phnom Penh qui ressemble plus ou moins a une ville vietnamienne, bien que les voitures (a 95% des Toyota, bien que les plus riches roulent en Mercedes, Peugeot ou Land Cruiser) y soient plus nombreuses, la bière plus chère et la corruption plus importante (ca se voit rien qu'en observant les représentants de la loi ou en remarquant la différente flagrante de richesses entre les conducteurs de 2-roues et ceux de 4x4 énorme aux vitres tintées).
La vidéo ci-jointe a été tournée dans les maisons sur pilotis de la minorité ethnique Cham à Chau Doc, alors que j'étais encore au Viêt-Nam.
A bientôt pour de nouvelles informations... | En bonus, un fichier vidéo: cliquez ici |
| Extrait de carnet de voyage, Phu Quoc, mercredi 13 décembre, cambodge, posté le 2006-12-13 10:02:33
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Je devais quitter l'ile en bateau ce matin, mais tous ces derniers sont annulés pour 2 jours à cause des vents trop forts. Je me suis donc résigné à rejoindre la cote en avion demain matin.
Ces derniers jours, j'ai adopté le moyen de transport du pays en louant une mobylette tout terrain. Si l'on met de coté le Solex de mes grands-parents, je ne me souviens avoir monté un 2-roues motorisés qu'une seule fois. Des la premiere accélération, je m'étais retrouvé dans une porte de garage, l'accélérateur à fond, pris de panique... Ici, rien de tel ne m'est arrivé et je m'habituais bien aux différentes commandes. Rien de bien difficile quand on sait conduire une voiture et un vélo. |

Voila comment j'ai passé une partie de mes 3 derniers, a rouler sur des pistes carrossables de sable rouge de l'ile, a découvrir les nombreuses beautés des alentours.
Ma premiere excursion m'a conduit à des chutes d'eau un peu essoufflées par le manque de pluies. Je m'arrêtais à un petit stand sur le chemin piéton qui y menait pour manger un bout. J'avais apparemment le choix entre nems ou oeufs. Je décidais de manger quelques nems dans un hamac pendant que les oeufs cuisaient dans une casserole d'eau. Des oeufs durs, pourquoi pas? En fait, c'étaient bien des oeufs durs, mais pas fraichement pondus et voila comment je découvris un nouveau plat: autant de jaune que de blanc, des étranges fils noirs et gris les parcourant (début de plumes?), mais surtout un embryon de poussin au milieu, tout mou, sans force, pas encore tout a fait fini, un petit corps gris sur lequel on discernait clairement la tête avec les yeux et le bec, le corps et les pattes. Je ne suis pas vraiment difficile pour ce qui est de la nourriture et suit ouvert a toute forme d'essai culinaire, mais j'avoue avoir eu un peu de mal avec cette spécialité-la. D'ailleurs je n'ai pas pu manger le troisième, bien qu'au niveau du gout, on avait le droit à un subtil mélange d'oeuf et de viande, assez bon en fait. |

Une heure plus tard, je rencontrais un groupe de vietnamiens en sortie du dimanche qui m'invitait à manger en leur compagnie. Encore une fois, je rencontrais un franc succès avec les filles. Quelques verres de rhum, que je n'ai bien évidemment pas refusés, avant que l'on me tende (oh, surprise!) un nouvel oeuf identique a ceux que j'avais eu le plaisir de découvrir peu avant. J'en mangeais quelques bouchées pour faire plaisir mais préférais me rattraper sur la mangue verte.
J'ai pu éclaircir les raisons pour lesquelles les vietnamiennes me trouvent charmant (sans mentir, la phrase que j'entends le plus ici au Viêt-Nam après les phrases classiques de présentation et de salutation est "You are very handsome" - "Tu es très beau"); deux choses:
- mes yeux, bleu-vert très clair avec le soleil; à la rigueur, je peux comprendre
- mon nez. Hein quoi? Oui, mon nez, mon bon gros et long nez a ici tout son charme. Il s'avère que plus le nez est protubérant et plus la personne est belle. Etonnant, non? |
| Extrait de carnet de voyage, Phu Quoc, samedi 9 décembre, vietnam, posté le 2006-12-13 09:39:26
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Phu Quoc, c'est un peu comme des vacances dans les vacances (pour peu qu'un Tour du Monde soit des vacances, ce que bon nombre de personnes considèrent ainsi et je ne veux pas les contredire...).
Hier, je m'étais inscrit à une excursion en bateau autour des iles du sud de Phu Quoc. Chose que j'ai immédiatement regrettée après m'être retrouvé dans un mini-bus en direction de l'embarcadère avec 6 couples, tous âgés de plus de 40 ans, dont 4 couples allemands (ces foutus allemands qui jettent leurs mégots a la mer, insupportable!). Finalement la beauté des iles m'a admirablement apaisé et je décidais que j'avais vraiment bien fait de venir lorsque je me retrouvais avec palmes, masque et tuba a plonger au milieu des coraux et de leur faune, d'autant plus que l'on a visité plusieurs petites criques, eut un excellent repas et que tout le monde, sur ce que j'ai vu, semblait avoir respecté la fragilité des coraux, si l'on excepte un français qui s'était posé sur un corail rouge et lisse; pour sa défense, il pensait que c'était un rocher, semblait désolé et mettait toutes ses cendres et ses mégots dans un paquet de cigarette vide quand il fumait. |

La soirée fut assez drôle. Je décidais d'accompagner en ville un jeune vietnamien de 19 ans travaillant a l'hôtel, du nom de Hiou, pensant qu'on irait dans quelques bars ou pourquoi pas en discothèque. J'avais mangé comme deux, suite aux efforts de la journée et était complètement rassasié, ce qui éventuellement me donnait un bon pouvoir d'absorption si jamais on buvait trop. Je ne fus pas déçu!
En marchant vers la petite ville a 1km de la, je m'aperçus que l'anglais de mon ami, que je pensais assez performant pour que l'on puisse avoir une discussion partielle, n'était limité qu'au vocabulaire hôtelier. Au-delà des phrases utilisées pour servir et comprendre les demandes basiques des clients, la conversation tournait vite court, et le silence tomba rapidement.
Il me posa une question, que j'essayais de comprendre du mieux que je pouvais. A priori, il me demandait si je voulais de la "came", question a laquelle je répondais par la négative, en m'interrogeant : ce jeune vietnamien à l'air innocent aurait-il pu être un drogué? J'en doutais.
Arrivés en ville, nous nous dirigeâmes vers un petit café-glacier, et je compris que "kem" est le nom vietnamien pour les glaces. Et voila comment je me retrouvais a manger une glace vanille, fraise et pastèque, cherchant un peu d'espace libre dans mon estomac... Confirmation que Huoi n'était pas un drogué. La discussion était toujours aussi succincte, surtout qu'a chaque question que je formulais posément commençants par ces pronoms interrogatifs tels que "quand", "ou", "pourquoi", j'avais le droit a une magnifique lueur d'incompréhension suivie d'un superbe "yes" franc et sincère comme toute réponse. Malheureusement je n'avais pas emmené mon petit bouquin de mots et phrases utiles en vietnamien.
Nous quittâmes les lieux pour nous enfoncer un peu plus loin dans la ville, ou la plupart des jeunes se rassemblent dans des petits cafés pour y boire quelques boissons, non alcoolisées en général. Je ne sais pas si c'est parce qu'il m'avait vu boire quelques bières de marque "Tiger" ou si parce que la premiere réponse que j'avais donnée a sa question "Are you tired?" ("Es-tu fatigué?") fût "Yes, Tiger" (pour ma défense, il prononcait "tired" comme "Tiger"), mais nous achetames deux bieres "Tiger" au supermarché tout en marchant. Apres cette bière, Huoi était déjà un peu ivre, répétant "Hello my friend" a de nombreux amis (fictifs?) qui lui répondaient a peine et essayait d'accoster les filles en scooter, a la manière d'un adolescent timide, c'est-a-dire en leur parlant quand celles-ci n'étaient déjà plus a portée de voix! Apres tout, peut-être m'avait-il demandé de l'accompagner en ville en espérant que j'attirerai les filles... Raté...
Un nouvel arrêt dans un petit café au bord de rue, une nouvelle petite glace, une nouvelle petite marche avant de s'arrêter dans une salle de billards, en grande partie de billards français. Huoi n'avait pas l'air d'être le maitre de la queue, aussi je préférai me diriger vers un billard américain. A mon grand désarroi, Huoi, était-ce a cause de la bière, ne comprit jamais la premiere règle que j'essayais de lui expliquer, même après plusieurs essais en cours de partie, a savoir que mon but était de rentrer les boules pleines et le sien de rentrer les boules bandées. J'abandonnais l'idée de lui parler des autres règles ou de la boule 8 noire que je rentrais à la fin, comme si c'était une de des miennes, chanceux que celle-ci soit pleine.
Huoi n'avait pas l'air spécialement en forme, mais il décida qu'il était temps de boire une autre bière, encore une fois achetée au supermarché.
Apres cette nouvelle quantité d'alcool, comme je l'avais deviné, Huoi était complètement ivre, prouvant définitivement que ce n'était pas un alcoolique non plus. Et les comportements qui allaient avec son état: marche maladroite et peu droite, chemin de retour choisi 3 fois plus long que celui de l'aller (je me suis même demandé si on allait dans la bonne direction), agissements étranges comme le fait de s'asseoir au milieu de la chaussée pour se reposer ou de faire des exercices d'étirements, etc...
Finalement, nous atteignîmes l'hôtel, et Huoi partit se coucher. Il était 23h30. J'avais passé une bonne soirée. Pas ce que j'imaginais, mais originale. | En bonus, un fichier mp3: cliquez ici |
| Sollicitations et marchandage, vietnam, posté le 2006-12-12 05:27:15
| J'aimerais apporter une petite précision sur les sollicitations des marchands, rabatteurs, conducteurs de taxi et autres. Certaines personnes m'ont fait remarquer qu'ils n'avaient pas été tant dérangées que ca, excepté a certains endroits (entrées des lieux touristiques et gares principalement). Voila quelques raisons qui peuvent expliquer pourquoi j'y ai été plus sujet que d'autres:
- je voyage seul, ce qui implique que je suis une cible plus facile, car c'est du "un contre un" et, de plus, je suis rarement occuper à discuter avec un compagnon (ou compagne), ce qui me rend très accessible.
- je suis jeune, donc certaines propositions reviennent plus fréquemment, comme par exemple si je désire acheter de la drogue, de l'alcool, internet, etc...
- je suis un homme, ce qui rajoute les propositions malsaines
Un tout autre sujet, celui du marchandage. Pourquoi marchander? Apres avoir vu quelques personnes s'offusquer que l'on puisse marchander pour quelques euros alors qu'on est riche comme Crésus quand on arrive dans ces pays a la monnaie faible, j'aimerais apporter quelques précisions:
- dans certains pays, marchander est culturel, cela fait partie de la tradition et parfois même certains peuvent s'offusquer s'il n'y a pas marchandage.
- ne pas marchander, c'est afficher davantage sa richesse et donc souligner la pauvreté de l'autre
- si on ne marchande pas, les prix vont incontestablement augmenter pour les étrangers, rendant non seulement la vie plus dure aux petits budgets, mais cassant également l'économie du quartier
- il en découle que les étrangers seront une cible privilégiée et subiront d'avantage d'acharnement et de sollicitation... |
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