Carnet de voyage, 106 messages



Nouvelles avant de quitter l'Inde, , posté le 2006-11-29 14:24:04

Afficher en taille réelleBen voila, c'est fini pour l'Inde, décollage dans la nuit pour Hong-Kong, ou je vais rester quelques jours, retrouvés quelques repères occidentaux avant de repartir pour le Viêt-Nam le 4 décembre.

Comme d'habitude, un peu en retard, je n'ai atteint Bombay que hier, bloqué a Kota car pas de train disponible le jour-même. Du coup, j'ai du prendre une classe au-dessus, faire exploser le budget (bon, allez, j'exagère, 16 euros pour 1000 kms, c'est quand même pas très cher).
Du coup, seulement 2 jours pour visiter Bombay et pas le temps de rester un peu a Bundi, une petite ville qui m'a beaucoup plu.

Il y a 1 heure, j'ai été abordé dans la rue pour jouer un rôle de figurant dans un film bollywoodien. Le rôle consistait à rester assis à un bar à siroter une boisson (pas trop dur...). Dommage que je parte ce soir et que je n'ai pu concrétiser l'affaire, j'aurai bien aimé gagner mes 10 euros en tant qu'acteur!
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Sinon, pas si mécontent de quitter l'Inde, les indiens commençaient un peu à me les gaver. D'un autre coté, un peu frustré de ne pas avoir vu plus de l'Inde, mais 1 mois c'est court et juste suffisant pour le Rajasthan. On ne peut pas tout voir et tout faire...

A plus les cocos.
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Extrait de carnet de voyage, Jodhpur, lundi 20 novembre, inde, posté le 2006-11-20 13:14:19

Afficher en taille réelleJodhpur, la ville bleue...
Hier, je m'y suis promené. Apres une petite omelette dans un coin de rue, je me suis plongé dans les ruelles de la vieille ville, la ou très peu de touristes s'aventurent et ou les devantures de magasins sont bien moins nombreuses. On retrouve alors un visage de l'Inde plus vrai, celui de gens qui ne vous considèrent plus comme des touristes aux poches remplies de sous. On s'y sent mieux. Les enfants crient et sourient en voyant un étranger, mais ils ne vous demandent plus des roupies, des stylos ou autres cadeaux, mais simplement votre nom...

J'ai été invité à boire le thé dans une maison par une petite famille. La fille de 11 ans à la chance d'aller à l'école, le frère de 23 ans est vendeur de bijoux et pierres précieuses comme son père. Et la mère s'occupe de nourrir ce petit monde et de la maison. Jolie petite maison toute en bleu, a l'extérieur comme a l'intérieur (sauf la chambre de la petite fille qui est peinte en vert!). C'est frais, c'est simple, les murs sont parcourus par les photos de famille et surtout par plusieurs représentations religieuses : Ganesh, Shiva, etc... On laisse les chaussures a l'entrée comme dans un temple, et on s'y croirait si seulement la télévision ne montrait pas un film bollywoodien, cet étrange mixture de tous les types de films, amour, sentiment, combats, guerre, chants et danse!
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Notre petite écolière n'est pas peu fière de me montrer le cadeau reçu car elle est la première de sa classe (elle parle très bien anglais d'ailleurs). Elle me montre des photos d'elle, envoyées par d'autres touristes, ses cahiers, ses possessions, sa chambre... Un bel exemple d'égocentrisme. Mais si ca peut lui éviter un mariage forcé et un mari qui la bat, alors c'est peut-être une bonne chose, car c'est courant ici en Inde, la condition de la femme n'étant pas très enviable. D'ailleurs le frère me demande le métier de mon père, le mien, mais il ne lui vient pas a l'idée de demander celui de ma mère ou de ma soeur! Difficile aussi de répondre quand il me demande la taille de ma maison, sachant très bien que la leur avec 4 pièces est grande pour ici. Je me contente de parler de mon 30m2 de Paris, sans préciser que nous ne sommes pas 4 a y vivre, comme si soudainement, le petit européen avait honte de sa richesse, se sentait coupable...

Extrait de carnet de voyage, vendredi 17 novembre, Jaisalmer, inde, posté le 2006-11-20 12:53:18

Afficher en taille réellePlus l'on s'éloigne de Dehli et du Taj Mahal, plus les villes sont paisibles et accueillantes.
Jaisalmer, la ville or, forteresse du désert.

Et finalement, le silence, la nature, personne : 3 jours de dromadaire, seulement a quelques dizaines de kilomètres de la ville, et un petit bonheur retrouvé. Celui de l'asocial, de l'amoureux de la nature, du calme et du silence, celui de l'homme patient, indépendant et mystérieux. La petite vie du désert. On avance sans destination, car chaque endroit est identique au précédent. Rien n’à atteindre, rien à espérer, seulement profiter de la beauté qui s'offre a nous.
Le soir, on s'arrête dans quelques dunes de sable, plus confortables que les étendues plates couvertes de végétation épineuse. Le feu démarre presque avant même qu'on est craqué l'allumette. Le chai (thé au lait et au gingembre) est préparé puis la pate pour les chapatis (sorte de pain) est pétrie, le riz cuit avec quelques oignons, pommes de terre et épices. Seuls les fruits et légumes frais manquent un peu, bien que quelques pastèques poussent ca et la et rafraichissent l'aventurier égaré. Pas de moustique. La fraicheur arrive avec la tombée de la nuit. La vaisselle se nettoie avec le sable et un minimum d'eau. Efficace. Et enfin, on retrouve la voie lactée et les milliers d'étoiles, trop longtemps cachées par les villes.
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Apres avoir fait quelques parties de cartes, discuté autour du feu, on s'endort la, dans le confort du sable, face au ciel scintillant...

Monter un dromadaire est un vrai sport. On m'avait prévenu que ca faisait un mal du diable aux fesses. Rien comparé au dos et à l'intérieur des cuisses! Au pas, on s'habitue, on adopte le rythme de l'animal, un peu comme à cheval. Au trot, sans étrier, il est difficile de contrôler la chose. On essaye de se caler au maximum dans la selle et de serrer les cuisses pour amortir. Pour se reposer, la technique consiste à s'asseoir de coté, libérateur pour les jambes et l'arrière. Position destructrice pour le dos au trot, les rebonds étant totalement incontrôlables....

Durant la 1ere nuit, un dromadaire est mort, doucement, sans bruit. 9 ans, en pleine force de l'âge. En le voyant le matin, il est difficile d'imaginer que la vie a quitté une bête aussi puissante, aussi immense, comme cela. Dans son oeil brillant, on a l'impression de voir encore une vigueur et une énergie hors du commun...
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Pollution urbaine, inde, posté le 2006-11-20 10:13:25

Afficher en taille réelleBon, ca fait plusieurs fois que je vous parle de pollution urbaine.
Voila une petite carte mondiale pour illustrer tout ca. On peut voir que la Chine et l'Inde n'ont pas vraiment les villes les plus saines et moi, je décide de faire les deux à la suite!
Ensuite, on trouve dans le désordre le Bangladesh, l'Egypte, l'Indonésie, l'Iraq, le Nigeria...
A cote de ca, la France est une bulle de pureté.

Pour information et rassurer les parisiens qui pensaient respirer une atmosphère pourrie, Dehli et Beijing (un peu près au même niveau) sont 20 fois plus polluées que Paris. Je vous laisse imaginer l'enfer, surtout lorsqu'il fait 40 degrés!
Et si vous allez un jour a Lanzhou en Chine, alors ca sera encore 2 fois pire, soit 40 fois plus pollué que Paris!!

En espérant que les gouvernements réagissent à temps...

Poésies, inde, posté le 2006-11-11 13:05:56

(A lire en écoutant le mp3 pour le premier poème...)

Assis dans ce vieux bus bondé,
Les regards avaient fini par se détourner,
La poussière se soulevait,
La chaleur enfin disparaissait.
Au rythme du klaxon enjoué,
Des vélos et des rickshaws dépassés,
Le chauffeur traçait son chemin,
Par ci par la, quelques coups de frein.
A l'intérieur c'était une fête,
La musique crache a tue-tête,
Les corps remuent, les couleurs avec,
Et moi je me dis:]
"On n'est pas bien la, mec?"


Attention, moustique,
Si maintenant tu me piques,
Ne soit pas étonné,
Que je m'efforce de te claquer!


Vous l'avez vue cette larme?
Vous l'avez vue cette douleur?
De l'enfant qui vous demande charité,
Elle fait mal, elle touche le coeur,
On joue l'indifférence,
On finit d'ignorer la souffrance,
Du petit être déshabillé,
Aux quelques guenilles toutes déchirées.
L'homme est bien méchant,
Il est passé sans s'arrêter!
A-t-il si peur de voir dans cette larme
Le doux reflet de l'humanité?
Je l'ai vue cette larme,
Je suis passé sans m'arrêter...
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