Carnet de voyage, 106 messages



Extrait de carnet de voyage, mercredi 6 juin, La Paz..., , posté le 2007-06-09 00:20:55

Afficher en taille réelle...ou l'ascension du mont Huyana Potosi.

Apres avoir atteint en mini-van l'altitude de 4700m et avoir mangé notre déjeuner, nous voila partis pour le refuge se situant a 5200m, quelques 2 heures d'ascension extenuante (surtout du au manque d'oxygene), arnachés de nos gros sac-a-dos remplis de matériel d'alpinisme et autres: crampons, chaussures coquées de glacier, piolet, guetres, baudrier, de nombreux vetements chauds, nourriture et duvet pour la nuit. Un poids approximatif de 20 kilos pour sur.

Quand je parle de nous, je parle d'un couple néo-zélandais (déja a la peine sur cette premiere montée), d'un couple de francais, d'un jeune canadien et de moi-meme, accompagnés de nos 3 guides boliviens.
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Ce jour-la, le refuge est bien rempli (une dizaine de binomes devait tenter l'ascension par la voie normale le lendemain) et c'est bien serrés les uns contre les autres (ce qui a l'avantage de tenir chaud) que le petit monde se coucha vers 19h00 sur les tapis de sol qui recouvraient le parquet de l'étage du refuge, apres un repas énergétique auquel j'ajoutais pour ma part une aspirine, un mal de tete etant en train de naitre.
Certains ne dormirent pas du tout, je dormais relativement bien si l'on considere l'altitude bien que me réveillant régulierement.
Etrange de se dire qu'alors, je me trouvais déja bien au-dessus du Mont-Blanc.

Lever a 00h30, apres 5h30 de sommeil (au moins pour ceux qui ont réussi a s'assoupir). Préparation du matériel et gros petit-déjeuner, car nous n'aurons pas l'occasion de manger beaucoup durant l'ascension. Je remets une aspirine au menu, bien que mon mal de tete soit tout a fait supportable.
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A 2h00, mon binome québecois, un autre Guillaume, et moi nous mettons en route, un peu en retard par rapport aux autres groupes. Le guide en tete, le canadien en second et moi en queue, étant donné que j'ai plus d'expérience que mon compagnon. Chose que notre guide a remarqué je-ne-sais-comment, si ce n'est simplement par le fait que je me suis équipé seul et que mes sangles de chaussures et guetres étaient coté extérieur (ce qui diminue les risques de s'emmeler les pieds, en particulier avec les pointes des crampons), contrairement a celle de l'autre Guillaume. Ce dernier, qui, s'il s'averera etre en excellente forme physique et ne pas souffrir spécialement de l'altitude, ne dévoilera aucune compétence innée pour la montagne...

Sous les étoiles, une belle lune claire nous observant, nous permettant meme d'économiser nos lampes frontales, nous progressames d'un pas tranquille, sur une neige dure et stable, doublant régulierement les groupes nous précédant (malgré des problemes de crampons pour mon camarade québecois), tandis que l'effort avait fait disparaitre mon début de migraine. A moins que ca ne soit l'aspirine ou la boule de feuilles de coca coincée dans ma joue gauche.
Apres 2 heures d'effort, nous passames un premier mur nécessitant l'utilisation du piolet a la facon d'escalader les cascades de glace (bien évidemment en plus facile car l'équipement n'est pas adapté pour les parois verticales et encore moins pour la glace).
Nous nous trouvions apres cela a environ 5700m et l'oxygene commencait séverement a manquer.
Plus tard, nous changeames de guide, laissant le plus expérimenté au couple néo-zélandais qui avaient un peu plus de mal. Notre nouvelle tete de cordée fut informé de notre bonne forme physique, et puisque nous n'étions plus retenu par notre précédent guide qui voulait rester en derniere position des 3 binomes, nous accelerames l'allure. Trop a mon gout, je ne tardais pas a le constater, le souffle court et une envie de vomir se dessinant. Je demandais logiquement a ralentir le rythme, mais, malgré cela, c'est dans un état assez limite que j'atteignais le bas du dernier mur, apres 3h30 d'effort sous-oxygéné. Aucune douleur musculaire ne venait m'ennuyer, mais toujours ce début de nausée et ce besoin incessant de

Le Salar de Uyuni, c'est fou!, bolivie, posté le 2007-06-08 21:08:58

Afficher en taille réelle Afficher en taille réelle Afficher en taille réelleIl y a de quoi respecter ce lieu, car il est grandiose et irréel.
Comme le seul moyen de lui rendre hommage, c'est de faire des photos du meme gabarit... Et comme il faut bien quelquefois laisser la poésie de coté, et qu'on ne se sent jamais mieux que lorsque l'on retrouve sa jeunesse et ses betises... Enfin bon, je suis sur que vous ne lisez plus et que vous avez déja cliqué sur les photos... Je vous laisse apprécier...

Extrait de carnet de voyage, La Paz, mercredi 6 juin, bolivie, posté le 2007-06-08 19:45:08

Afficher en taille réelleJe suis arrivé a La Paz directement de Uyuni, apres nos deux derniers jours de safari dans les hauts plateaux boliviens: apres une nuit presque chaude (il faut savoir que la température extérieure atteint régulierement les -15 degrés dehors), nous sommes repartis le 3eme jour au milieu de ces paysages somptueux. Mes comperes de voyage avaient toujours quelque peu mal a la tete, tandis que je n'avais plus aucun symptome du a l'altitude.

C'est au milieu du lac salé de Chiguana, belle étendue grise-blanche perchée a 4000m d'altitude qu'un anneau métallique nous a doublé. Une partie de la roue arriere droite s'était échappée! Nous avions crevé. C'est a cet endroit, sur cette mer immense, que nous avons changé la roue, tandis que Django, le hollandais, s'éloignait de plusieurs centaines de metres pour faire ses besoins dans les toilettes probablement parmi les plus spacieuses du monde, la distance suffisant a créer l'intimité.
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Plus tard, nous arrivions a un petit village, San Juan, le plus grand que nous ayons croisé depuis le début de notre épopée. Nous nous y promenames un petit peu.
C'est alors que deux jeunes enfants sortirent d'une petite épicerie (probablement le seul magasin du village), et a la surprise générale, dépasserent un par un mes 4 amis pour se jeter sur moi, m'enserrant les jambes de leurs petits bras. Ils repartirent aussi vite qu'ils étaient venus. Puis recommencerent de plus belle, et cela a plusieurs reprises. Mais pourquoi moi? Peut-etre fusse ma taille ou peut-etre nous connaissions-nous d'une vie antérieure... Je passais alors plusieurs minutes a jouer avec eux et au moment de partir, j'avais déja du mal a m'en séparer (ce qui pourrait faire penser que la deuxieme option dans la phrase précédente est la bonne).
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Le jour suivant, malgré une demi-heure a chercher les clés du véhicule (nous avons soupconné notre guide et conducteur d'avoir fait semblant de les perdre pour couvrir la cuisiniere qui n'était pas prete), nous avons finalement atteint le fameux lac de sel de Uyuni pour le lever du soleil. 180 kilometres sur 90. La moitié de la Belgique.
Comme si l'on se trouvait sur une mer glacée, plate et calme. Cela m'a rappelé mon année au nord de la Suede ou la mer (le golfe de Botnie) gele en hiver et ou des routes sont tracées dessus. Excepté qu'ici, l'eau est remplacée par le sel, blanc et dur, cristallisé.
Comme dans un désert, des mirages se forment au loin, et les montagnes qui bordent l'étendue immense se refletent étrangement sur celle-ci...

Extrait de carnet de voyage, safari entre Tupiza et Uyuni, laguna Colorada, jeudi 31 mai, bolivie, posté le 2007-06-08 19:15:35

Afficher en taille réelleMe voila parti pour un safari 4x4 dans le sud-ouest argentin, en compagnie de deux couples sympathiques: un couple flamand, en voyage de noces de 9 mois, qui se déplacent la plupart du temps en auto-stop et dorment en tente, et un couple composé d'une belge (wallonne cette fois) et d'un hollandais, qui, quant a eux, sont un peu moins routards et préferent une petite dose de confort, mais restent tres agréables, pour peu que Sabine (la wallonne donc) ne parte pas sur un récit interminable de quelque partie de sa vie...

Apres quelques dizaines de minutes, nous voila déja au-desus de 3500m (Tupiza se situe a 2900m), altitude sous laquelle nous ne descendrons plus.
Pour lutter contre un éventuel mal de l'altitude, je laisse régulierement macérer dans une joue des feuilles de coca, sensées réduire ses effets ainsi que ceux de la faim et de la fatigue.
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Les paysages défilent et émerveillent. Passés canyons et formations rocheuses et rougeatres un peu similaires a celles du nord de l'Argentine, nous voici au milieu de belles et hautes vallées, seches mais encore un peu vertes. Les lacs et les rivieres sont tous gelés. La couche de glace n'était pas assez épaisse ni assez fine pour éviter une erreur de jugement. Hier, je teste donc la solidité de celle-ci en traversant un ruisseau étroit. Apres un craquement sourd, je n'eus pas le choix et dus sacrifier une jambe pour sauver l'autre. Résultat: une boue soufrée et humide jusqu'au genou. Une bonne occasion pour mon ami flamand, Stijn, de se moquer de moi et de l'odeur dégagée. Jusuq'a ce qu'aujourd'hui, il fasse la meme bourde sur un lac, cette fois la boue était rouge et encore plus odorante!

Lamas, moutons, chevres, vigognes, en quantité incroyable. Pour les habitations isolées et les villages d'au plus une vingtaine de famille de ces hauteurs, l'élevage de lamas est la principale source de vie. Quelques lacs asséchés de minéraux sont également exploités. En général, un trajet vers la ville est organisé une fois par semaine. Une vie perchée a 4000m, dans le froid et les vallées désertiques.

Premiere nuit a 4200m, un peu agitée et avec l'étrange impression au réveil d'avoir eu la tete compressée pendant le sommeil.

Aujourd'hui, nous avons atteint les régions volcaniques, la végétation a disparu et les couleurs sont devenues plus extravagantes, moins naturelles, que cela soit pour les montagnes ou pour ces étendues minérales multicolores.
Que dire des sources chaudes perdues au milieu des hauts plateaux dans lesquelles nous nous sommes baignées; température de l'eau a la sortie, 35 degrés; vite refroidie par le vent terrible. Température de l'air, peut-etre 5 degrés, apparaissant beaucoup moins avec le facteur éolien. La neige s'est meme invité dans la partie, fouettant mon visage gelé tandis que mon corps trempait dans l'eau tiede.
C'est ainsi que par la suite, alors que la neige était jusque-la pratiquement absente de notre vision, meme sur les sommets a pres de 6000m, nous dument affronter une tempete terrible, visibilité réduite a quelques metres, la neige collée aux vitres, exceptée, a cause du vent, sur 20 centimetres de pare-brise avant, coté conducteur. Les essuies-glace ayant gelés et étant bloqués, c'est par ce faible interstice que notre guide essayait de nous garder et guider sur la piste, tandis que coté passager, la cuisiniere, fenetre ouverte et des stalactites commencant a pousser au bas de son bonnet, lui indiquait la distance qui nous séparait du bord droit. Sabine était paniquée, j'étais joyeux (finalement nous naviguions sur un terrain relativement plat), dans ces éléments que j'aime bien, le froid et la neige.

Nous en sommes finalement sortis. Peu apres, nous atteignimes une partie volcanique active, avec geysers, liquides boueux et bouillants sortant de terre. Pas spécialement dangeureux, sauf si on se rappelle l'histoire récente du touriste happé par un jet bouillant de vapeur ou celle de l'autre qui a glissé dans une marmite, brulée au 3eme degré jusuq'a la taille...

Ce soir, nuit a 4300m.
En bonus, un fichier vidéo: cliquez ici

Extrait de carnet de voyage, lundi 28 mai, Villazon, bolivie, posté le 2007-06-08 18:22:00

Afficher en taille réelleMe voila en Bolivie, déja a 3600m d'altitude.

Mes premieres impressions furent celles de quelqu'un qui retrouvent l'Asie. Les habits sont moins en européens, les gens plus pauvres, les rues chaudes et sales. Sur les trottoirs, je retrouve les vendeurs ambulants, presseurs de jus de fruits, petits épiciers, fruits et légumes, etc... Et revoila les marchés aux mille comptoirs et aux mille articles, accompagnés des stands de restauration rustiques.
J'achete quelques empanadas a un vendeur de rue. Les prix sont minuscules. Chacune de mes empanadas me coute 10 centimes d'euros, alors qu'elles sont deux fois plus grosses qu'en Argentine (ou elles coutent de l'ordre de 25cts chaque), et bien mieux garnies (bien que j'y trouve pour la premiere fois des os de poulets).
Etrangement, revient également le sentiment de devoir etre plus vigilant, et instinctivement de marchander. Comme si j'avais pu lire dans les yeux de cette vieille marchande de bananes qu'elle essayait de me faire payer le prix fort (ce qui n'est que logique)...

Je suis content d'etre la.

Note de l'auteur: en image jointe, porteurs de marchandise, a la frontiere

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